Pour ce premier Comité de Lecture les participantes ont fait part de leurs lectures de l’été .
Stephane AudeguyNous autres Gallimard Pierre, jeune photographe parisien, est prié de venir
récupérer au plus vite la dépouille encombrante et suspecte de son géniteur
qu’il n’a jamais connu. Soucieux de comprendre qui était cet homme et ce qu’il
faisait en Afrique, Pierre découvre le Kenya guidé par « nous
autres » , les ancêtres qui , tel un chœur, racontent leur pays . L’auteur dresse un portrait sans concession du Kenya où humour , poésie et drame s’entrecroisent dans de courtes séquences | Bernard GiraudeauCher Amour Métaillé Le narrateur ( B. Giraudeau ) écrit à la femme qu’il n’a pas
encore rencontrée. Il se remémore ses voyages , de l’Amazonie au Cambodge en
passant par le Chili et l’Indonésie. A son retour à Paris où il cherche encore
cette inconnue, il lui parle des affres du métier d’acteur, de sa maladie,
de sa passion des femmes. Une écriture foisonnante pour ce roman vivant,
imprévisible, empreint de poésie .
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Françoise HenryJuste avant l'hiver Grasset Prague 1969, année de plomb. Le
pays a peur, froid, faim. La patronne d’un grand café observe d’un œil
critique l’histoire d’amour naissante entre sa jeune et jolie serveuse Anna et un jeune étudiant. Mais l’Histoire
brisera ce bonheur qui semble une insulte au malheur de l’époque comme à celui
de cette femme vieillissante qui, par lâcheté, n’a pas su elle-même être
heureuse.
| Catherine LabordeMaria del Pilar Anne Carrière Catherine Laborde raconte Pilar,
sa mère , grâce à des souvenirs de guerre que celle-ci a rédigés en 1972.
Pilar parle de la seconde guerre mondiale, des périls de la résistance, de
l’arrestation et de la déportation de Charles son fiancé qui y mourra .
Cependant la vie doit continuer et une nouvelle rencontre l’aidera à sortir de
son chagrin. Un très beau roman, largement
biographique, simple, triste mais sincère.
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Marie NDiayeTrois femmes puissantes Gallimard « Trois femmes puissantes » est le portrait de
femmes sans pouvoir, qui se trouvent dans des situations terribles, où elles
sont déshumanisées, désorientées mais grâce à une force intérieure, elles
avancent et n’oublient jamais leur humanité.
Marie N’Diaye signe un roman inclassable, à l’écriture et à la construction surprenantes, le lecteur est envoûté par la musique très particulière qui s’en dégage et après avoir fermé le livre il reste habité par ces temps de lecture exceptionnelle . |