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Comite de lecture  -  10 juin 2010

Romans français

leguillouPhilippe Le Guillou
Le bateau brume
Gallimard  ****
Mots clés:Bretagne, jumeau, peinture, vie politique française (445p.)

Gilles et Guillaume Vègh sont deux frères jumeaux que rien ne sépare jusqu’à ce qu’ils passent le bac. A partir de là, leur destinée va diverger, l’un vers la politique, l’autre vers la peinture… Mais lors des moments difficiles de leur vie, ils se retrouveront et se soutiendront. Roman foisonnant mêlant le récit de la vie intime des deux hommes et l’étude de la société et de l’histoire de la deuxième moitié du XXe siècle. Ecriture fluide et précise, mais ouvrage parfois difficile à suivre.
  Lu par Ch.Vulvert  Cagnes
scavoEve Scavo
Les nuits blondes
Stock  ***
Mots clés:détresse, famille, Marylin Monroe (394 p.)

 
Les nuits blondes, le titre est explicite, la tragédie se nouera le 5 août 1962 pour Anna et Antoine, la nuit du suicide de Marylin Monroe dont le blond platine n’est plus à qualifier. A Cottillac en Charente, la seule à côtoyer l’actrice adulée est Anna, elle est coiffeuse, rêve d’être actrice, ressemble comme un sosie à Marylin. Quand elle retrouve Antoine son amour de jeunesse, elle n’est plus Anna mais Marylin, sa raison a chaviré. Les textes poétiques, la quête des origines, la sexualité comme une prière les réunissent dans une même détresse. Un premier roman à l’écriture cinématographique émaillée de très beaux textes ; l’émotion est présente : à lire.
Lu par Claude Thiémé Vence
              
rault

Livre non retenu par le Comité de lecture

Antoine Rault
Je veux que tu m'aimes
Albin Michel  ***
Mots clés:Amour maternel, enfant, secrets(359 p.)

David, 13 ans, vit avec sa petite sœur Sophie et sa mère Marlène dont il est fou d’amour. Marlène est veuve et multiplie les aventures. Elle n’a jamais un geste de tendresse envers David. Pour le petit garçon, c’est une souffrance infinie car cette mère, il l’idéalise et il veut qu’elle le remarque, et qu’elle soit heureuse grâce à lui.
Il va tenter par tous les moyens de lui faire plaisir, mais chaque fois qu’il essaie quelque chose, les secrets autour de sa naissance se dévoilent .Le regard de l’enfant pas aimé de sa mère aurait pu permettre à l’auteur d’aborder le thème de l’amour maternel si difficile à évoquer pour un homme.
Cependant la qualité d’expression d’un enfant est amusante quelques lignes, sur 359 pages le lecteur aspire à une autre littérature.
     Lu par M.Ch. Charbonnier   Le Port  
rochefoucault

Livre non retenu par le Comité de lecture

Louis Henri de la Rochefoucault
Les vies Lewis
ED Léo Scheer 
Mots clés:Grand père, souvenirs d'enfance (188 p.)

Roman sur la relation compliquée entre un jeune homme de 20 ans et son grand-père excentrique, Lewis. Le narrateur, désabusé, introverti, déboussolé, recherche un sens à sa vie. Il vient passer quelques jours dans le vignoble de son grand-père afin d’écrire les mémoires de celui-ci. Le vieil homme s’avère intransigeant mais petit à petit émerge un parcours aventureux et insolite. Les similitudes et les différences entre grand-père et petit-fils confèrent  une vive tension à l’histoire, et le jeune homme trouve au cours de sa narration une maturité et la libération de son vague à l’âme.
Ecriture d’une surprenante finesse et maturité mais roman un peu trop nombriliste pour éveiller l’intérêt de nos lecteurs.
  Lu par Susanna    Beaulieu  

                                  

roegiers

Livre non retenu par le Comité de lecture

Patrick Roegiers
La nuit du monde
Seuil

Mots clés:Proust-Joyce, rencontre, fiction (171 p.)

D’une manière surréaliste, plagiant astucieusement le phrasé et décrivant les manies de Proust et Joyce, l’écrivain imagine un échange tolérant au Ritz de ces deux grands auteurs, aux antipodes de la littérature du XXe siècle. Si on entre dans le rêve éveillé de P.Roegiers, on suit avec plaisir les mille et uns détours spécieux, précieux, et verbeux (à la limite du ridicule et du supportable) de cette supposée rencontre, peu de temps avant la mort de Proust. Le livre se partage en deux parties, la rencontre au Ritz et Proust « assistant » à son propre enterrement.
 Livre écrit avec vigueur, sur un rythme rapide, bien documenté sur le fond mais délirant sur la forme d’écriture afin de nous faire imaginer le style et l’atmosphère de cette époque et une certaine société oisive. Le sujet ne devrait pas susciter l’intérêt de nos lecteurs.  
Lu par  Cl.Alberic   Vence