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Prix Nobel de Littérature                           Jean-Marie Gustave  LE CLEZIO

Pour son œuvre « de la rupture »                                                                           
présenté par Christiane ROLLAND HASLER, écrivain, spécialiste de la Nouvelle. Elle a été publiée chez Fayard et collabore à la revue « Brèves ». Elle sera résidente à la "Villa Mont Noir" (centre de résidence des écrivains européens) en mars et septembre 2009.
Prix Nobel de littérature 2008, Le Clézio (né en 1940 à Nice) publie un nouveau roman chez Gallimard : La Ritournelle de la faim.
Si celui-ci se situe dans sa veine autobiographique, Le Clézio ne raconte cependant pas l’histoire de sa famille. Ici, il dit s’être inspiré de sa mère. Ailleurs, il a utilisé son grand-père, son père ou lui-même, des lieux de sa vie mêmes, pour tisser les thèmes qu’il creuse depuis son premier roman, Le procès-verbal, publié en 1963.
Le personnage principal est une enfant, Ethel, que l’on voit grandir, solitaire, incomprise, entourée d’une famille qui a quitté Maurice pour réaliser des ambitions qui échouent. En fond de tableau, la guerre menace, arrive. Enfin, il faut fuir. La famille s’établit à Nice, puis dans la région et Ethel, jeune fille, doit s’occuper de ses parents.
L’auteur nous donne les impressions, les sensations de l’enfant, puis de la jeune fille. Son héroïne regarde, déploie ses antennes. Tout est vu par ses yeux, son ressenti, comme dans beaucoup d’œuvres de Le Clézio qui ne cherche pas à retranscrire la réalité. Une fois de plus, Le Clézio le voyageur, l’explorateur des autres cultures, exprime son rejet de la ville et de la civilisation urbaine. Le refuge d’Ethel est un jardin dont son père la dépouillera. Elle est attirée par l’ailleurs, à l’image de son créateur, ici représentée d’abord par son amie proche, Xénia, qui est d’origine russe.
Ethel a du mal à supporter la réalité, elle doit l’affronter pour ses parents, qui ont du mal eux aussi avec le réel, si brutal, pendant la guerre. Elle est spoliée de sa jeunesse de ses rêves. Sa vie lui semble bien vide. Elle a faim d’autre chose. Laurent, camarade d’enfance qu’elle épouse, saura-t-il lui offrir ce à quoi elle aspire ?
Le style de Le Clézio est reconnaissable dans ce roman, simple, souple, avec peu de descriptions. Les énumérations rythment le texte. Peut-on les rapprocher des collages utilisés par bien des artistes ? Cela peut être aussi une tentative pour mieux appréhender le réel. Parfois, on peut parler de litanies. Que cherche-t-il à exorciser ? 
C’est le roman d’un passage de l’enfance à l’âge adulte, dans la douleur et la désillusion. Ethel a dû assumer son destin. Elle fut, dit l’auteur, « malgré elle, une héroïne à vingt ans. »
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Grand Prix du roman de l’Académie française                 Marc BRESSANT

« La dernière conférence »
présenté par Gérard BERRIER, longtemps diplomate et chargé de mission. Il est historien, conférencier et Président de l'Institut PERICLES

L’ambassadeur Tromelin, nommé à son corps défendant chef de la délégation française à la Conférence internationale sur l’information, à Londres, tient son journal. En 1989 le bloc de l’Est commence à se fissurer et les délégués apprennent avec stupeur la chute du mur de Berlin. La conférence devient alors passionnante. Tromelin s’y implique avec d’autant plus de zèle qu’il noue avec sa collègue yougoslave une liaison qui bouleversera le cours de sa carrière. L‘auteur, diplomate et fin connaisseur des arcanes du Quai d’Orsay, emploie avec humour les tics des hommes du sérail, et évoque cette période tumultueuse avec beaucoup de lucidité.

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Prix Medicis                                                 Jean-Marie BLAS de ROBLES

 « Là où les tigres sont chez eux »
présenté par Colette GUEDJ universitaire, conférencière et écrivain, spécialiste du surréalisme en littérature. Elle est responsable de la revue "Les mots la vie".

Athanase Kircher (1602-1680), jésuite célèbre pour ses connaissances encyclopédiques, intrigue Eléazard von Wogau, correspondant de presse chargé de corriger sa biographie. Il va devoir remonter le temps en suivant les interrogations et les raisonnements de cet esprit baroque. Parallèlement, le monde des années 2000 va se manifester à travers divers personnages attachants ou irritants et dont les destins s’entrecroisent dans un foisonnement d’émotions et de lieux. Le Brésil, pays de la démesure et du contraste, offre un cadre immense et violent à l’auteur mettant en valeur les savoirs, les doutes et les vies entremêlées des protagonistes
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Prix Goncourt                                                                Atiq RAHIMI

« Syngué Sabour : Pierre de patience »
présenté par  Guillaume ROUX, psychothérapeute, romancier et auteur de poèmes. 

Héros du Djihad, gravement blessé, il survit immobile, muet, alors que sa jeune épouse le soigne au milieu des combats en Afghanistan. Peu à peu, devant le corps inerte de son mari, elle va dévoiler ses pensées, son passé, ses secrets : il devient alors la « pierre de patience » qui absorbe les frustrations d’une femme soumise à une famille impitoyable, aux interdits religieux et à l’autorité des hommes. Tout au long de cette confession, face à la guerre, éclate la condamnation d’une civilisation masculine, obsédée par la virilité et l’honneur. Récit poétique aux tonalités orientales, ce troisième roman de l’auteur est aussi le premier écrit en français

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Prix Femina                                                                      Jean-Louis FOURNIER

  « Où on va papa? »
présenté par Françoise DALBAN, enseignante et conférencière.

Non, il n’est pas un père admirable. Géniteur de deux fils très handicapés physiquement et intellectuellement, il est consumé de regrets et pense sans cesse aux enfants normaux qu’ils auraient pu être, imaginant leurs destins, leurs succès. Pour eux il n’y aura jamais de sapin de Noël, d’albums photos, de jeux éducatifs. Ils ne connaîtront jamais ni l’enthousiasme ni la beauté. Le père remâche son amertume sur le mode ironique qui cache une tendresse pudique pour des enfants privés de bonheur. On retrouve ici, Jean-louis Fournier drôle et triste, humain et révolté ; il ne se veut pas héroïque mais véritable dans sa crudité.

monenemboPrix Renaudot                                                             Tierno MONENEMBO

    « Le roi de Kahel »
présenté par Jean Marie AUBERT, directeur de la librairie Masséna

Ce roman d'aventures raconte l’épopée d’Aimé Victor Olivier, vicomte de Sanderval, précurseur de la colonisation de l’Afrique de l’ouest à la fin du XIXè siècle. Cet industriel, croyant fort au progrès, était fou d'Afrique. Jusqu'à en devenir l'un des rois, de l'actuelle Guinée, qui était encore, au début des années 1880, l'empire peul du Fouta-Djalon. Seul Blanc à devenir officiellement peul, ce fondateur de Conakry, au destin fabuleux mais oublié, reste de ce fait beaucoup plus connu en Guinée qu'en France. C'est aussi l’histoire des Peuls, violente et  tendre, et leur exil, que l’auteur conte avec ironie et chante à la façon des griots.

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Prix Goncourt des lycéens                                        Catherine CUSSET

« Un brillant avenir »
présenté par Sylvie MAUREL bibliothécaire.

Deux femmes vivant aux Etats-Unis, l’une roumaine naturalisée américaine, l’autre, sa bru française, ont bravé à une génération de distance les interdits familiaux. Elles s’observent, s’affrontent, mais aussi s’apprivoisent. Nous sont ainsi contées ces deux vies en parallèle, entre passé et présent, étroitement imbriquées par une série de flash back. On y parle d’amour, des rapports belle-mère-/belle-fille, d’exil, de la vie en Roumanie sous le joug de Ceausescu et de la liberté chèrement conquise.

 

ET AUSSI .....

 Femina (roman étranger) :  Sandro VERONESI « Chaos calme »

Femina (essai) : Denis PODALYDES  « Voix off »

Grand Prix Jean GIONO : Amélie NOTHOMB « Le fait du prince »

Prix  Culture et Bibliothèques Pour Tous: N. APPANAH «Le dernier frère»

Prix Nice Baie des Anges : Saphia AZZEDDINE « Confidences à Allah »…….